La Tunisie au rendez-vous de la première édition du Festival international du court métrage de Timimoun
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Nov
17
2025
Non
La Tunisie a pris part, du 13 au 18 novembre 2025, à la première édition du Festival international du court métrage de Timimoun en Algérie, avec une présence officielle et une participation cinématographique marquée par deux films en compétition dans la section du court documentaire : « Bord à bord » (On the Edge) de Sahar El Echi et « Scarecrows of the Red Zone » de Jaleleddine Faizi.
Dans ce cadre, le directeur général du Centre national du cinéma et de l’image, M. Chaker Cheikhi, a participé à une table ronde intitulée « La politique cinématographique en Afrique », organisée dans le cadre de cette édition inaugurale en présence d’un groupe de cinéastes africains de renom. Il y a présenté une intervention sur l’expérience cinématographique tunisienne, rappelant qu’elle compte parmi les plus anciennes du continent africain et du monde arabe, ses premières manifestations remontant à 1922 avec les débuts de la production d’images cinématographiques dans le pays.
Il a souligné que le cinéma tunisien a connu des étapes clés qui ont façonné une école cinématographique singulière, notamment grâce à la création des Journées cinématographiques de Carthage, lesquelles ont joué un rôle essentiel dans la consolidation d’une identité artistique africaine et arabe commune et dans la mise en lumière de nouvelles voix créatives de la région.
M. Cheikhi a également mis en avant le rôle du Centre national du cinéma et de l’image qui, malgré sa structure récente, constitue un acteur fondamental du soutien à la production cinématographique en Tunisie, en offrant les mécanismes financiers et organisationnels nécessaires. Il a rappelé que les compétences techniques tunisiennes représentent depuis longtemps un atout majeur au niveau continental, affirmant que la Tunisie demeure en mesure de former de nouvelles générations et de maintenir sa compétitivité grâce à son capital humain et créatif.
Enfin, il a appelé à l’élaboration d’une nouvelle stratégie de coopération entre les pays africains, fondée sur l’échange des expertises et des ressources ainsi que sur la mise en place de mécanismes de soutien communs, estimant que la convergence des défis et la proximité culturelle offrent un terrain propice à l’édification d’un cinéma africain contemporain à la hauteur des aspirations du continent.